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Shakespeare World, ou l’hommage étonnant à un dramaturge

de Jules Stromboni et Astrid Defrance, (éditions Casterman), 24,95 €

Je suis une grande fan de l’oeuvre de Shakespeare, depuis que je l’ai découvert pour un devoir en première (ce qui commence à remonter). Je l’ai connu par Songe d’une nuit d’été, que j’avais adoré et qui reste l’un de mes gros coups de coeur encore aujourd’hui. Ces histoires d’amour entre des hommes, des créatures fantastiques m’avaient beaucoup fait rire et ému.

Alors quand j’ai appris qu’il y avait une bande-dessinée qui reprenait ses textes, je me suis précipitée pour la prendre dans ma librairie. Et quel plaisir de pouvoir retrouver des extraits de ses oeuvres apposés à une histoire sur la société moderne londonienne. Le synopsis est plutôt simple et bien rodé : la conservatrice Kathleen Larch du patrimoine shakespearien est appelée pour surveiller des travaux sur l’épitaphe de Shakespeare. Elle doit surveiller que les os de l’auteur restent à leur place. Seulement, c’était sans compter sur son chien, Roméo, qui comme tout canidé adoreee les os et va venir tout bonnement se servir. A partir de là, une malédiction va s’abattre sur l’Angleterre, damnant tous ses habitants à ne parler plus qu’en utilisant les mots du dramaturge. Les strates de la société vont alors se donner une guerre sans merci après un événement dramatique. Le peuple demande justice, quand un homme avide de pouvoir et de supériorité prend la tête du gouvernement. A feu et à sang, la ville de Londres va se transformer et sombrer dans l’obscurité…

C’est un hommage à William Shakespeare très étonnant que de calquer ses textes dans les paroles de personnages de bande-dessinée, mais cela marche plutôt bien. Grosse satire de la société actuelle prônant une dichotomie entre le peuple et les puissants, les auteurs ont utilisé les personnages de nombreuses pièces et cela fonctionne à merveille. Macbeth en homme avide de pouvoir, Orlando et Isabella, jumeaux révolutionnaires jusqu’au bout, les personnages présentés dans le glossaire au tout début du livre donne déjà la couleur de la bande-dessinée. Les planches sont assez sombres, vacillant entre le bleu nuit et le rouge sang, augmentant ce contexte de guerre et de rébellion.

En somme, j’ai adoré tenter de retrouver à quelque pièce pouvait correspondre telle ou telle réplique. Le message est percutant, les injustices soulignées, des planches inoubliables. Bref, une belle lecture, qui donnera je l’espère envie à certains lecteurs de se plonger dans les écrits de Shakespeare ou de le redécouvrir 🙂

Shakespeare world
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